Deuxièmement : le fait qu’ils comprennent la sunna dans son acception technique procède d’une méconnaissance de sa signification légale ; or, que d’erreurs, dans la question qui nous occupe, sont commises à cause d’une telle négligence !
C’est pourquoi le Shaykh de l’islam Ibn Taymiyya et son disciple Ibn al-Qayyim – qu’Allah leur fasse miséricorde – n’ont cessé de le rappeler : pour interpréter les vocables relevant de la Loi, il faut revenir à la langue et non aux usages. Voilà, en vérité, le fondement de ce que l’on nomme aujourd’hui « l’étude historique des mots ».
Il convient, à ce propos, de signaler que l’un des objectifs majeurs de l’Académie de la langue arabe de la République arabe unie (Égypte) consiste, selon l’alinéa 2 de l’article 2 de la loi n° 434 (1955) réglant son organisation, à « élaborer un dictionnaire historique de la langue arabe et publier des recherches rigoureuses sur l’histoire de certains mots ainsi que les évolutions de leurs sens » (voir « Majallat al-Majmaʿ », t. 8, p. 5). Puissions-nous donc voir l’Académie mener à bien cette vaste entreprise et en confier la réalisation à des mains arabes et musulmanes, car les habitants de La Mecque