qu’il ne faisait qu’en exprimer la réprobation, or la réprobation n’ôte pas la licéité lorsqu’elle n’est qu’une simple déconseillation !
Ibn al-Qayyim dit dans « Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn » (1/47-48) :
« Ash-Shâfiʿî a explicitement tenu pour répréhensible qu’un homme épouse sa fille issue d’une relation adultérine, et il n’a jamais affirmé que cela fût permis ou licite. Compte tenu de sa noblesse, de son imâma et du rang qu’Allah lui a conféré dans la religion, il convient de comprendre que cette réprobation équivaut chez lui à une prohibition. Il a simplement employé le terme karâha (réprobation) parce que ce qu’Allah et Son Messager ont déclaré illicite est, par essence, détesté d’eux. Le Très-Haut, après avoir énuméré les choses qu’Il a rendues interdites, depuis Sa parole : « Ton Seigneur a décrété de n’adorer que Lui… » (1), puis : « Et ne tuez pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en droit… » (2), puis : « Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance… » (3), jusqu’à la fin des versets, conclut : « Tout cela, son mauvais côté est, auprès de ton Seigneur, réprouvé. » (4).»