En effet, l’idée est que, n’eût été la malédiction encourue par les juifs et les chrétiens pour avoir transformé les tombes en mosquées – ce qui implique qu’ils ont bâti des édifices dessus –, la tombe du Prophète ﷺ aurait été placée sur un terrain dégagé et visible. Cependant, les Compagnons – qu’Allah les agrée – ne le firent pas, par crainte qu’une mosquée ne soit un jour érigée dessus par ceux qui viendraient après eux et que la malédiction ne les vise à leur tour.
Ce sens est confirmé par le récit qu’Ibn Saʿd rapporte (2/241) avec une chaîne de transmission authentique, d’après al-Ḥasan – c’est-à-dire al-Basrî – : « Ils se consultèrent (1) pour savoir s’ils devaient l’inhumer ﷺ dans la mosquée. ʿÂ’isha intervint : “Le Messager d’Allah ﷺ avait la tête posée sur mes genoux lorsqu’il proclama : ‘Qu’Allah combatte des gens qui ont pris les tombes de leurs prophètes pour mosquées.’ ” Ils s’accordèrent donc pour l’enterrer là où il rendit l’âme, dans la chambre de ʿÂ’isha. »
Je dis : bien que ce récit soit mursal, il établit deux points :
Le premier est que Dame ʿÂ’isha a compris, de l’acte de « prendre » mentionné dans