jusqu’aux pays du Levant, à l’Anatolie et à d’autres contrées. Il y a un mois à peine, nous sommes tombés sur une photographie particulièrement choquante : on y voyait un rang de fidèles prosternés en direction de cercueils alignés devant eux, lesquels renfermaient les dépouilles de plusieurs Turcs morts noyés lors du naufrage d’un navire.
À cette occasion, rappelons que la pratique la plus courante du Prophète – sur lui la prière et la paix – consistait à célébrer la prière funéraire dans le muṣallâ (l’esplanade de prière) à l’extérieur de la mosquée. L’une des sagesses de cette prescription est sans doute d’écarter les fidèles du risque de commettre l’infraction signalée par l’illustre al-Qârî, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Dans le même sens que le hadith cité plus haut, Thâbit al-Bannâ’ rapporte d’Anas – qu’Allah l’agrée – le récit suivant :
« Je priais un jour près d’une tombe. ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb – qu’Allah l’agrée – me vit et dit : “La tombe ! La tombe !” Je levai alors les yeux vers le ciel, croyant qu’il disait : “La lune !” » (1)