Le hâfiẓ Ibn Rajab écrit dans Fatḥ al-Bârî :
« Ce hadith établit l’interdiction de bâtir des mosquées sur les tombes des gens vertueux et d’y placer leurs représentations, pratique que l’on retrouve chez les chrétiens. Il ne fait aucun doute que chacune de ces deux actions est, prise isolément, illicite : réaliser des images d’êtres humains est proscrit, et ériger une mosquée au-dessus d’une tombe l’est tout autant, comme le confirment d’autres textes que nous citerons plus loin. Il poursuit : les images que mentionnèrent Umm Ḥabîba et Umm Salama dans l’église étaient peintes sur les murs et semblables, dépourvues de relief. Or copier l’apparence des prophètes et des pieux dans l’intention de tirer bénédiction de ces images ou de rechercher leur intercession est prohibé en islam ; cela s’apparente au culte des idoles. C’est à propos de ces gens que le Prophète ﷺ a annoncé qu’ils seraient les pires créatures auprès d’Allah, au Jour de la Résurrection. Quant au fait de produire des images pour s’inspirer de leur vue, ou simplement pour s’y complaire, se divertir ou se distraire, cela est également interdit, relève des grands péchés, et celui qui s’y adonne est parmi les plus… »