Et cette distinction lui était acquise avant même que la chambre n’y fût incluse ; il n’est donc pas permis de penser que l’édifice serait devenu, du fait de cette insertion, plus méritoire qu’auparavant. Les bâtisseurs n’avaient nullement l’intention d’y faire entrer la chambre ; leur but était simplement d’agrandir la mosquée en y incorporant les appartements des épouses du Prophète ﷺ. La chambre y fut ainsi intégrée par nécessité, malgré la réprobation exprimée par certains anciens pieux prédécesseurs (1).
Puis il ajouta (1/55 - 2) :
« Quiconque soutient que, tant que le tombeau n’y avait pas été inclus, la mosquée ne possédait aucun mérite — alors même que le Prophète ﷺ y priait, tout comme les Émigrés et les Auxiliaires — et que ce mérite n’aurait vu le jour qu’au temps du califat d’al-Walîd ibn ʿAbd al-Malik lorsque la chambre y fut intégrée : une telle affirmation ne peut venir que d’un ignorant d’une ignorance extrême ou d’un mécréant. Il dément ainsi les textes le concernant et mérite la peine capitale. Les Compagnons invoquaient Allah dans sa mosquée comme ils l’invoquaient de son vivant ; aucune législation nouvelle ne leur fut imposée en dehors de celle qu’il leur avait enseignée dans…»