Et pour bien d’autres mérites encore. S’il était avancé que la prière dans cette mosquée serait déconseillée, cela reviendrait à la mettre sur le même rang que les autres mosquées et à lui ôter tous ces privilèges ; or, de toute évidence, cela est inadmissible.
Nous tenons cette conclusion de la parole d’Ibn Taymiyya rapportée plus haut (p. 168), dans laquelle il expose la raison pour laquelle les prières motivées par une cause déterminée sont autorisées aux moments où la prière est normalement prohibée. De même que ces prières ont été permises parce que leur interdiction mènerait à leur abandon définitif et à la perte du mérite qui s’y rattache, on doit tenir le même raisonnement pour la prière accomplie dans sa mosquée ﷺ.
Par la suite, j’ai trouvé qu’Ibn Taymiyya l’énonce clairement ; il déclare en effet dans son ouvrage Al-jawâb al-bâhir fî ziyar al-maqâbir (1) (p. 22/1-2) :