et parce qu’ils érigent des mosquées sur les tombes de leurs prophètes et de leurs notables, ce qui revient à magnifier le défunt et à imiter les idolâtres ; si la tombe se trouve du côté de la qibla, la réprobation est plus forte que lorsqu’elle est à droite ou à gauche, et lorsqu’elle est derrière le fidèle la réprobation est moindre que dans tous les cas précédents, mais elle ne disparaît pas pour autant. »
Dans Sharʿat al-Islâm, l’un des ouvrages de la doctrine hanafite, on lit (p. 569) : « Il est réprouvé d’édifier une mosquée sur une tombe pour y accomplir la prière. »
Cette affirmation sans aucune restriction confirme les propos que nous avons déjà rapportés des savants, et l’on a cité auparavant (p. 55) un passage similaire de l’imâm Muḥammad, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Ces différents extraits corroborent donc notre position selon laquelle il est réprouvé, de façon absolue, de prier dans des mosquées construites sur des tombes, que l’on se tourne ou non vers la tombe. Il faut distinguer cette question de celle de la prière effectuée en direction d’une tombe dépourvue de mosquée : dans ce dernier cas, la réprobation ne se réalise que lorsque le fidèle fait face à la tombe, encore que certains savants n’aient pas exigé cette condition et aient, là aussi, interdit la prière aux abords de la tombe.