Caractère répréhensible de la prière dans une mosquée édifiée sur une tombe, même sans lui faire face
Sache que la réprobation (karâha) de la prière dans les mosquées construites sur des tombes est constante en toute circonstance : que la tombe se trouve devant, derrière, à droite ou à gauche du fidèle, la prière y demeure blâmable quoi qu’il en soit. La réprobation devient toutefois plus grave lorsque l’on se tourne directement vers la tombe, car le fidèle commet alors deux infractions : la première est de prier dans l’une de ces mosquées, la seconde est d’orienter sa prière vers la tombe. Or, prier en direction d’une tombe est absolument proscrit, dans ou hors d’une mosquée, d’après le texte authentique rapporté du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui —, comme il a été expliqué plus haut.
Avis des savants à ce sujet
Al-Boukhârî a évoqué cette question dans son Ṣaḥîḥ en intitulant un chapitre : « Chapitre : Ce qu’il est blâmable de bâtir des mosquées sur les tombes ». Il y rapporte encore : « Lorsque al-Ḥasan ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlî — qu’Allah les agrée tous — mourut, son épouse dressa une tente au-dessus de sa tombe pendant un an, puis elle la retira. On entendit alors une voix proclamer : “Ont-ils donc retrouvé ce qu’ils cherchaient ?” Un autre répondit : “Non, ils ont perdu tout espoir et sont repartis.” » Puis il poursuit