Je dis : Le second avis est celui qu’il a retenu comme prépondérant dans Al-Ikhtiyârât al-ʿIlmiyya, où il écrit (p. 25) :
« Les propos d’Ahmad et de la majorité de ses disciples n’établissent aucune distinction de ce genre ; bien au contraire, la portée générale de leurs formulations, de leurs raisonnements et de leurs preuves impose l’interdiction de prier auprès d’une seule tombe, et c’est là l’opinion correcte. Le terme “cimetière” s’applique en effet à tout lieu où quelqu’un a été inhumé, et non au seul pluriel de “tombe”. Nos condisciples ont déclaré : “Tout ce qui relève de la dénomination de cimetière, y compris les abords des tombes, n’y est pas un lieu de prière.” Il en découle que l’interdiction vise aussi bien la sainteté de la tombe isolée que l’esplanade qui lui est attachée. Al-Âmidî et d’autres ont rapporté qu’il n’est pas permis de prier dans ce lieu (c’est-à-dire dans une mosquée dont la qibla fait face à la tombe) tant qu’il n’y a pas, entre le mur et le cimetière, une barrière supplémentaire ; certains ont même affirmé que tel est le texte même d’Ahmad. »
Abû Bakr al-Athram rapporte : « J’ai entendu Abû ʿAbd Allâh – c’est-à-dire Ahmad – qu’on interrogeait au sujet de la prière dans le cimetière ; il en désapprouva la pratique. On lui demanda : “Un oratoire se trouve entre les tombes ; peut-on y prier ?” Il le désapprouva également. On ajouta : “Il s’agit d’une mosquée séparée des tombes par une cloison.” Il n’agréa pas qu’on y accomplisse la prière obligatoire, »