entre les savants, comme on l’a déjà exposé (p. 60) et comme on le verra, et l’unique point de divergence porte sur la validité même de cette prière : selon l’opinion prépondérante de l’école hanbalite, elle n’est pas valable, et c’est le jugement tranché qu’a posé l’érudit Ibn al-Qayyim, ainsi qu’il a été rappelé (p. 56-60).
Cheikh al-Islâm Ibn Taymiyya écrit dans « Iqtiḍâ’ aṣ-Ṣirâṭ al-Mustaqîm fî Mukhâlafat Aṣḥâb al-Jaḥîm » (p. 159) :
« Les mosquées bâties sur les tombes des prophètes, des vertueux, des rois ou d’autres encore doivent impérativement être supprimées, soit par la démolition, soit par tout autre moyen. Je ne connais, parmi les savants reconnus, aucune divergence sur ce point. De même, la prière qu’on y accomplit est unanimement blâmée ; et, dans l’opinion apparente de notre école, elle n’est pas valide en raison de l’interdiction et de la malédiction rapportées à ce sujet, ainsi que d’autres hadiths.
Sur cette question, il n’existe aucune divergence, que la tombe qu’abrite la mosquée soit unique ou non. Nos condisciples ne diffèrent qu’au sujet du cimetière dénué de mosquée : faut-il considérer qu’à partir de trois tombes l’interdiction s’applique, ou bien la prière est-elle prohibée même auprès d’une seule tombe, alors qu’aucune autre ne se trouve à proximité ? Deux avis sont rapportés. »