excessive, qui dépasse le cadre prescrit par la Loi révélée ; il convient donc de l’interdire par mesure de précaution et pour fermer la voie à ce prétexte, d’autant que les méfaits des mosquées construites sur des tombes sont visibles à l’œil nu, comme il a été rappelé à maintes reprises. Les savants ont d’ailleurs cité explicitement ces deux raisons. L’éminent Ibn al-Malik, jurisconsulte hanafite, déclare ainsi :
« Si l’on a interdit d’ériger des mosquées sur les tombes, c’est parce que la prière qui s’y accomplit revient à imiter la pratique des Juifs. »
Le shaykh al-Qārī rapporte cette parole dans al-Mirqât (1/470) et l’approuve. D’autres savants postérieurs, parmi les hanafites et d’autres écoles, ont tenu le même propos, comme on le verra.
Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya dit encore, dans al-Qâʿida al-jalîla (p. 22) :
« Faire d’un lieu une mosquée, c’est le réserver aux cinq prières canoniques et aux autres actes cultuels, comme on bâtit les mosquées à cette fin. Or le lieu érigé en mosquée n’a pour but que l’adoration d’Allah et l’invocation qui Lui est adressée, non l’invocation des créatures. Le Prophète ﷺ a donc interdit de transformer leurs tombes en mosquées où l’on viendrait accomplir la prière, comme on se rend