Chapitre VI
La réprobation de la prière dans les mosquées édifiées sur des tombes
Après avoir répondu aux objections précédentes et montré au lecteur qu’il est unanimement établi, jusqu’au Jour dernier, qu’il est interdit de bâtir des mosquées sur des tombes, et après avoir exposé la sagesse de cet interdit, il convient désormais d’aborder une question qui découle logiquement de cette règle : quel est le statut de la prière accomplie dans ces mosquées érigées au-dessus des sépultures ?
Nous avons déjà indiqué (p. 36) que l’interdiction de construire des mosquées sur des tombes implique nécessairement l’interdiction d’y accomplir la prière, car interdire le moyen entraîne, a fortiori et à plus forte raison, l’interdiction du but. Il en résulte que la prière dans de tels lieux est prohibée ; or, comme le savent les savants, une interdiction de cette nature emporte la nullité de l’acte(1). L’imam Aḥmad, entre autres, a ainsi jugé invalide la prière qui y serait effectuée.