C’est ainsi que nous parvinrent les enseignements rapportés par ceux qui ont porté jusqu’à nous le dépôt du Messager d’Allah ﷺ. Puis, pour sceller ce pacte de fidélité, ils commencèrent par mettre eux-mêmes en pratique tout ce que le Prophète leur avait prescrit, afin que nous suivions leur sunna et que nous nous guidions à la lumière de leur Prophète. Mais nos esprits se révélèrent incapables de saisir la portée de ces prescriptions particulières, et notre entendement dégringola au-dessous du niveau requis pour saisir la sagesse de la législation divine et l’ordre prophétique interdisant l’édification des tombes, mesure destinée à prévenir la dérive progressive vers l’idolâtrie. Nous ne nous sommes guère souciés de cette sagesse ; au contraire, nous avons laissé notre raison limitée juger la Loi et conclu à la licéité — voire au caractère recommandé — de la construction des tombeaux, sous prétexte de détails de ce genre, jusqu’à ce que ceux-ci deviennent des principes généraux, ouvrant une brèche dans la religion et corrompant la doctrine de l’unicité. Nous avons poursuivi ce processus pas à pas, au point de bâtir des mosquées au-dessus d’eux, de solliciter leurs reliques par des vœux et des offrandes, tombant ainsi dans le travers même qui avait motivé l’injonction du Législateur d’effacer les tombes (1). Tout cela se produit tandis que nous restons inconscients de la sagesse de la Loi : nous heurtons la vérité et elle nous heurte, jusqu’à périr avec