Après que les tombes des Compagnons – par l’intermédiaire desquels nous avons reçu cette religion et par qui Allah donna la victoire à l’islam – se furent effacées, certains osèrent pourtant dresser des coupoles au-dessus des sépultures et magnifier les morts d’une vénération que ni la raison ni la Loi n’acceptent. Par là même, ils contredirent les Compagnons et les Successeurs, dépositaires de la confiance de leur Prophète : nous avons perdu cette confiance et malmené les arcanes de sa législation.
Écoutons, à ce sujet, ce que Muslim rapporte dans son Ṣaḥîḥ. D’après Abû al-Hayyâj al-Asadî, ʿAlî ibn Abî Tâlib – qu’Allah l’agrée – lui dit : « Ne t’enverrais-je pas pour la même mission que celle dont m’a chargé le Messager d’Allah ﷺ : ne laisse aucune statue sans l’avoir effacée, ni aucune tombe surélevée sans l’avoir nivelée. »
Dans le même recueil, Muslim rapporte encore d’après Thumâma ibn Shufay : « Nous étions avec Fadâla ibn ʿUbayd en terre byzantine, à Rhodes. L’un des nôtres mourut ; Fadâla ordonna alors de raser sa tombe, puis il déclara : “J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ ordonner de les aplanir.” »⦗1⦘