Rafiq Bey al-Azm écrit, dans la conclusion de la notice consacrée à Abû ʿUbayda – qu’Allah l’agrée – de son ouvrage « Les plus illustres personnages de l’Islam » (p. 521-524), sous le titre « Quelques mots sur les tombes » :
« Par ce titre, nous ne voulons nullement entreprendre l’étude historique des tombeaux – nawâwîs, pyramides et autres vestiges du paganisme primitif. Notre but est seulement d’attirer l’attention du lecteur sur la divergence des historiens quant à l’emplacement de la tombe d’Abû ʿUbayda, comme ils divergent au sujet de bien des sépultures des éminents Compagnons qui firent plier ce vaste empire, se parèrent de nobles vertus et atteignirent, en mérite, bienfaisance, piété et droiture, un degré qu’aucune des générations passées ou futures n’a égalé. Les historiens ont largement exposé la vie de ces grands hommes et se sont appliqués à consigner leurs faits d’armes lors des conquêtes des royaumes et des contrées, au point de ne laisser dans les esprits aucun besoin d’information supplémentaire ; et quel précieux service ils ont ainsi rendu à la communauté et à la religion.
Si le lecteur s’arrête sur cette question avec l’acuité du méditatif, il ne tarde pas, dès le premier instant, à s’étonner de la disparition des tombes de ces…»