et de recouvrir parfois la tarkîba ou le tabût d’un nouveau voile ; la plupart s’y adonnent par pure ostentation (1), tout comme le faisaient les Juifs.
Les mécréants occidentaux, ayant pris connaissance de cette déviation dans laquelle sont tombés nombre de musulmans – en particulier les chiites –, l’ont exploitée jusqu’à en faire un instrument de leurs convoitises coloniales. À ce sujet, Son Éminence le professeur, cheikh Aḥmad Ḥasan al-Bâqûrî, déclara dans une fatwa interdisant l’ornementation des tombes ainsi que l’édification de dômes et de mosquées par-dessus :
« À cette occasion, je me souviens qu’un haut dignitaire oriental m’a décrit l’une des méthodes du colonialisme en Asie : il fallait détourner les caravanes venant de l’Inde à destination de Bagdad qui traversaient cette vaste région, vers un nouvel itinéraire où le colonisateur poursuivait un objectif précis. Aucune campagne de propagande n’était parvenue à faire adopter cette nouvelle route par les caravanes.
« Finalement, ils eurent l’idée d’ériger plusieurs mausolées et dômes sur… »