et il écrit (p. 167-181) :
« Les musulmans – surtout les Égyptiens – quelles que soient leurs écoles juridiques, à l’exception des wahhabites, vouent aux saints défunts une vénération et un respect dépourvus de tout fondement dans le Coran ou dans les hadiths, bien plus grands que ceux qu’ils accordent aux vivants. Ils élèvent au-dessus de la plupart des tombes des saints renommés de vastes et splendides mosquées ; au-dessus des tombes de saints moins connus, ils construisent un petit édifice chaulé, surmonté d’un dôme. Juste au-dessus de la tombe, ils érigent un monument rectangulaire en pierre ou en brique, appelé tarkîba, ou en bois, nommé tabût. On recouvre généralement ce monument de soie ou de lin brodé de versets coraniques, et on l’entoure de barreaux ou d’un paravent de bois appelé maqṣura. La plupart des mausolées des saints en Égypte sont bien des sépultures, mais la majorité ne renferme que quelques rares reliques du défunt ; certains ne sont même que des tombeaux vides dressés à sa mémoire. — Et il poursuit : il est maintenant d’usage que les musulmans, à l’instar des Juifs, renouvellent la construction des tombeaux de leurs saints, les blanchissent à la chaux et les ornent, »