l’égarement, et nul ne peut offrir ce dont il est lui-même dépourvu ! Soit qu’ils les ménagent — mieux, qu’ils les flattent — par crainte d’être affublés de qualificatifs capables de leur faire perdre postes et revenus, sans accorder la moindre importance à la parole d’Allah, exalté soit-Il : « Ceux qui cachent ce que Nous avons révélé de preuves éclatantes et de guidée après l’avoir clairement exposé aux hommes dans le Livre, ceux-là Allah les maudit, et les maudissent les maudisseurs. » (1)
Ô quelle affliction pour ces musulmans ! Ils auraient dû être des prédicateurs invitant toute l’humanité à la foi en l’unicité, un moyen de la sauver du polythéisme et de ses impuretés. Mais, à cause de leur ignorance de la religion et de l’emprise de leurs passions, ils sont devenus, aux yeux mêmes des idolâtres, le symbole du polythéisme, au point qu’on les compare aux Juifs qui construisent des mosquées sur les tombes. Ainsi lit-on dans l’ouvrage « Daʿwat al-ḥaqq » de l’enseignant ʿAbd al-Raḥmân al-Wakîl, qu’Allah lui fasse miséricorde (p. 176-177) : « Le sinistre orientaliste anglais Edward Lane a, dans son livre “The Modern Egyptians”, imputé cette idolâtrie aux musulmans… »