Où donc est la « bonne intention », ô gens, lorsque des personnes qui, chaque fois qu’elles se trouvent dans la détresse, se rendent auprès d’un défunt qu’elles tiennent pour un homme vertueux, l’invoquent en dehors d’Allah, implorent son secours, lui demandent le bien-être, la guérison et bien d’autres choses qu’il n’est permis de demander qu’à Allah et que Lui seul peut accorder ?! Plus encore, il suffit que le pied de leur monture dérape pour qu’elles s’écrient : « yâ Allâh yâ Bâz » (Ô Allah, ô Bâz !).
Pourtant, ces cheikhs savent parfaitement que le Prophète ﷺ entendit un jour l’un de ses Compagnons lui dire : « mâ shâʾ Allâh wa shiʾta » (ce qu’Allah veut et ce que tu veux !), et qu’il répliqua : « M’as-tu donc érigé en égal d’Allah ?! » (1).
Si telle fut la réprobation du Messager d’Allah ﷺ envers quelqu’un qui, précisément, avait fui le shirk, pourquoi donc ces cheikhs ne blâment-ils pas les gens lorsqu’ils disent : « yâ Allâh yâ Bâz », alors que cette formule manifeste le shirk de façon plus flagrante encore que l’expression « mâ shâʾ Allâh wa shiʾta » ?!
Et pourquoi voyons-nous le commun des fidèles déclarer, sans la moindre gêne : « tawakkalnâ ʿalâ Allâh wa ʿalayk » (nous plaçons notre confiance en Allah et en toi) et « mâ lanâ ghayr Allâh wa anta » (nous n’avons personne d’autre qu’Allah et toi) ?!
C’est que ces cheikhs sont soit