— béni et exalté soit-Il.
Il ne fait aucun doute que, puisqu’il est admis parmi nous, musulmans, que l’une des sagesses ayant motivé l’interdiction de prier aux trois moments de la journée est de fermer la voie à toute dérive et d’éviter la ressemblance avec les polythéistes qui, à ces heures-là, vouent un culte au soleil, il est encore plus évident et plus impérieux de prévenir toute imitation d’eux en érigeant des mosquées sur les tombes et en y accomplissant la prière. Ne vois-tu pas que, jusqu’à ce jour, nous n’avons constaté aucun effet néfaste au fait que certaines personnes prient durant ces créneaux proscrits, alors que nous observons les pires conséquences de la prière dans ces mosquées et mausolées bâtis sur des sépultures : on s’y frotte(1), on y implore secours
(1) Al-Nawawî déclare, dans ses Manâsik al-ḥajj (2/68) : « Il n’est pas permis d’accomplir le tawaf (circumambulation) autour de sa tombe ﷺ ; il est réprouvé d’y coller ventre ou dos – ainsi l’ont également affirmé al-Halîmî et d’autres – et il est tout aussi blâmé de la toucher de la main ou de l’embrasser. La bienséance veut, au contraire, qu’on s’en tienne à distance… Tel est l’avis correct, unanimement retenu par les savants. Il ne faut pas se laisser abuser par la multitude des profanes qui s’en écartent, car on n’imite et n’agit qu’en suivant la parole des ‘ulamâʾ, sans prêter attention aux innovations et à l’ignorance des masses. Le noble maître Abou ‘Alî al-Fudayl ibn ‘Iyâḍ l’a fort bien résumé en disant, en substance : “Suis les voies de la guidée et ne… » (la citation se poursuit).