lorsqu’ils moururent, le Diable inspira alors à leur peuple ceci : « Dressez, dans les lieux où ils avaient coutume de s’asseoir, des stèles à leur effigie et appelez-les par leurs noms. » Ils obéirent. Ces images, toutefois, ne furent pas adorées tant que cette génération demeura vivante et que le savoir subsistait ; lorsque ces gens disparurent et que la science s’éteignit, c’est alors qu’on se mit à les adorer.
Un récit du même ordre est rapporté dans l’exégèse d’Ibn Jarîr et dans d’autres ouvrages, d’après plusieurs des Pieux Prédécesseurs – qu’Allah les agrée.
Ad-Durr al-Manthûr (6 / 269) rapporte ainsi :
« ʿAbd b. Ḥumayd tient d’Abû Muṭahhar :
On évoqua devant Abû Jaʿfar – c’est-à-dire al-Bâqir – le nom de Yazîd b. al-Muhallab. Il déclara : “Sachez qu’il a été tué dans la première contrée où l’on avait adoré autre qu’Allah.” Puis il mentionna Wadd et dit :
“Wadd était un homme musulman, fort aimé de son peuple. Lorsqu’il mourut, ils campèrent autour de sa tombe, sur la terre de Babylone, et ils se lamentèrent longuement sur lui. Voyant l’intensité de leur chagrin, Iblîs se présenta sous l’apparence d’un être humain et dit : …”»