et cela, pour ceux d’entre eux qui ont expressément déclaré répréhensible l’édification de mosquées sur les tombes, est manifeste. Quant à ceux qui se sont clairement prononcés contre d’autres pratiques – telles que surélever la tombe, y dresser une tente ou assimilées, que nous avons évoquées plus haut –, ils maintiennent la règle mentionnée a fortiori, et ce pour deux raisons :
-
Construire des mosquées sur les tombes constitue une transgression plus grave que d’exhausser la tombe ou d’y planter une tente, car la malédiction rapportée ne vise que la construction, non l’exhaussement ni l’installation de tentes.
-
Il est acquis que ces pieux Anciens possédaient compréhension et science. Dès lors, si l’un d’eux a interdit une pratique moindre que celle proscrite par la Loi révélée, sans qu’une interdiction explicite de sa part nous soit parvenue concernant cette dernière, nous tenons néanmoins pour certain qu’il l’interdisait aussi. Même à supposer que cette interdiction ne lui soit pas parvenue textuellement, le fait qu’il ait proscrit ce qui est moindre implique nécessairement, a fortiori, la prohibition de ce qui est plus grave, comme il va de soi.