vers les territoires des mécréants.
Ensuite, l’élément réellement probant du hadith tient au fait que ʿAlî envoya Abû al-Hayyâj pour niveler les tombes ; celui-ci était le chef de sa garde. Il s’agit là d’une preuve évidente que ʿAlî – ainsi qu’ʿUthmân, que Dieu les agrée tous deux, dans le récit cité plus haut – savaient pertinemment que cette règle demeurait en vigueur après le décès du Messager d’Allah ﷺ, contrairement à ce qu’a avancé al-Ghumârî.
3 – Abû Burda rapporte : « Lorsque la mort approcha Abû Mûsâ, il fit ce testament : “Lorsque vous emmènerez mon cercueil, marchez vite, qu’aucun encensoir ne me suive, ne placez dans ma niche funéraire rien qui m’isole de la terre, n’élevez aucune construction sur ma tombe. Je vous prends à témoin que je me désavoue de toute femme qui se rase la tête, se lamente à grands cris ou déchire son vêtement (1).” Ils lui demandèrent : “As-tu entendu quelque chose à ce sujet ?” Il répondit : “Oui, de la part du Messager d’Allah ﷺ.” (2)