– qu’Allah lui fasse miséricorde –, comme nous l’avons signalé plus haut dans la note (p. 78).
Al-Ghumârî rapporte ensuite, pour appuyer son interprétation du hadith, que les shaféites auraient déclaré : « Il n’était pas question de l’aligner au niveau du sol, mais seulement d’aplanir son sommet afin de concilier les hadiths. »
Je réponds : à supposer même que cela soit exact, c’est un argument qui se retourne contre al-Ghumârî ! En effet, lui ne prône nullement l’obligation d’aplanir la tombe ; il affirme au contraire qu’il est recommandé de la rehausser sans limite précise et qu’il est louable d’y édifier une coupole ou même une mosquée.
Puis al-Ghumârî, dans sa dernière réplique au sujet du hadith, déclare :
« L’opinion correcte, selon nous, est qu’il visait les tombes des polythéistes qu’ils vénéraient au temps de l’ignorance pré-islamique, ainsi que celles se trouvant dans les pays des mécréants conquis par les Compagnons, l’indice en étant la mention des statues à leur propos. »
Je rétorque : dans certaines voies de transmission rapportées par Ahmad, il est précisé que la mission confiée à ʿAlî, que Dieu l’agrée, se limita à certains secteurs des environs de Médine alors que le Messager d’Allah ﷺ s’y trouvait ; cela réduit donc à néant la prétention selon laquelle l’envoi