– ce qui aurait entraîné la caducité du jugement – ni à leur époque ni après eux ; prétendre le contraire de leur avis relève d’un égarement manifeste, et cela se trouve corroboré par :
Cinquième argument : la pratique des pieux prédécesseurs est demeurée conforme à ce jugement et à tout ce qui lui est analogue, ce qui implique le maintien de la cause initiale : la crainte de tomber dans l’épreuve et l’égarement. Si ladite cause avait réellement disparu, l’effet – c’est-à-dire la pratique – n’aurait pas perduré. Voilà qui est évident et ne saurait échapper à personne, louange à Dieu. Voici maintenant quelques exemples à l’appui :
1 – ʿAbd Allâh b. Sharhabil b. Hasana rapporte : « J’ai vu ʿUthmân b. ʿAffân – que Dieu l’agrée – ordonner d’aplanir les tombes. On lui fit remarquer : “C’est la tombe de Umm ʿAmr, fille de ʿUthmân !” Il enjoignit malgré tout qu’elle fût nivelée, et elle le fut. » (1)