des Compagnons – que Dieu les agrée –, et qu’elle n’aurait véritablement pris racine qu’après son décès ﷺ ! Partant de là, la cause n’aurait jamais disparu tandis que le jugement, lui, serait demeuré en vigueur ; or je ne puis concevoir que quiconque soutienne pareille idée, tant son absurdité est manifeste.
Et si l’on rétorque : « Non, la cause s’est éteinte avant son décès ﷺ », nous répondons : comment l’affirmer alors que c’est précisément dans ses tout derniers instants qu’il formula cette interdiction ﷺ ? Le confirme :
Troisième argument : certains des hadiths précédemment cités stipulent que ce jugement restera valable jusqu’à la Fin des temps, comme le hadith (12).
Quatrième argument : les Compagnons – que Dieu les agrée – ne l’ont inhumé que dans sa chambre ﷺ, par crainte que sa tombe ne soit transformée en mosquée, ainsi que l’a rapporté ʿÂʾisha – que Dieu l’agrée – dans le hadith (4). Cette appréhension pouvait viser soit les Compagnons eux-mêmes, soit ceux qui leur succéderaient. Si l’on retient la première hypothèse, nous dirons : la crainte pour les générations suivantes est, à plus forte raison, prioritaire ; et si l’on adopte la seconde – qui est, selon nous, la position correcte –, elle constitue une preuve irréfutable que les Compagnons – que Dieu les agrée – ne considéraient pas la cause comme ayant disparu.