le cœur de nombreux croyants quant au tawḥîd de la seigneurie. Je ne souhaite pas entraîner notre honorable lecteur dans une longue série d’exemples ; qu’il me suffise, ici, de rapporter les paroles mêmes de l’auteur auquel nous répondons. Après quelques lignes, pages 21-22, il écrit :
« Nous les voyons – il s’agit des gens du commun – jurer par les saints et prononcer à leur sujet des paroles dont l’apparence est une mécréance flagrante, et qui sont bel et bien, sans aucun doute, de la mécréance pure… Nombre d’ignorants parmi la masse au Maghreb tiennent des propos de mécréance manifeste au sujet de notre maître ʿAbd al-Qâdir al-Jîlânî, qu’Allah l’agrée… Il est même, chez nous au Maghreb, des gens qui affirment à propos du “Pôle suprême”, notre maître ʿAbd al-Salâm ibn Mashîsh, qu’il est celui qui a créé la religion et le monde ! D’autres, alors que la pluie tombait à verse, s’écrièrent : « Ô notre maître ʿAbd al-Salâm, sois clément envers Tes serviteurs ! » – c’est là de la mécréance !… »
Je dis : Cette mécréance est plus grave que celle des idolâtres, car elle comporte une affirmation explicite d’association dans le tawḥîd de la seigneurie également, chose que, pour autant que nous le sachions, les polythéistes eux-mêmes n’ont jamais commise ! Quant à l’association dans le tawḥîd de la divinité, elle est