Par la voie d’Ibn Isḥâq, d’après az-Zuhrî, lui-même d’après ʿUrwa, on trouve un récit identique à celui de Maʿmar, plus complet toutefois, et qui ne contient pas cette addition. Ibn Jarîr l’a également rapporté dans son Histoire (3/271-285) par l’intermédiaire de Maʿmar, d’Ibn Isḥâq et d’autres, toujours d’après az-Zuhrî, sans mentionner cette addition. Tout cela prouve qu’il s’agit d’un ajout réprouvé : la chaîne est lacunaire et aucun transmetteur digne de confiance ne l’a relaté. Allah, Lui Seul, accorde la réussite.
Deuxième aspect : à supposer même que cet élément soit authentique, il ne pourrait servir à contrecarrer les hadiths explicites interdisant de bâtir des mosquées sur les tombes, et cela pour deux raisons :
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Le récit ne précise nulle part que le Prophète ﷺ en ait eu connaissance et l’ait approuvé.
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Quand bien même on admettrait qu’il en ait été informé et l’ait entériné, il faudrait situer les faits avant l’interdiction, car les hadiths attestent clairement que le Prophète ﷺ a prohibé cette pratique à la fin de sa vie, comme cela a déjà été montré. En cas de contradiction, il n’est donc pas permis de délaisser le texte postérieur au profit d’un texte antérieur, fût-il authentique.
Cela est évident et ne saurait échapper à personne. Nous implorons Allah, le Très-Haut, de nous préserver du suivisme passionnel !