que nombre de mosquées, en Syrie comme ailleurs, ne sont pas exemptes de la présence d’une ou de plusieurs tombes, comme si Allah – béni et exalté soit-Il – l’avait prescrit et n’avait pas maudit celui qui agit de la sorte ! Que de bien le ministère des Waqfs ferait en s’employant, avec discernement, à débarrasser ces mosquées de ces sépultures. Je ne doute pas qu’il ne serait nullement sage de prendre l’opinion publique au dépourvu ; il faut d’abord l’informer clairement qu’en islam la tombe et la mosquée ne sauraient coexister, ainsi que l’ont affirmé de grands savants, comme on le verra, et que leur réunion contredit la sincérité du tawḥîd (l’unicité) et du culte dû à Allah – Exalté soit-Il. C’est précisément pour affermir cette sincérité que les mosquées sont édifiées, comme le Très-Haut dit : « Les mosquées appartiennent à Allah ; n’invoquez donc, avec Allah, personne » (1).
Je tiens pour indispensable d’exposer cette vérité, et j’espère y être parvenu dans cette épître : j’y ai réuni les hadiths massivement transmis qui l’interdisent, puis j’ai cité les positions et avis faisant autorité des écoles juridiques qui l’attestent,