« Le pacte que tu as conclu avec nous stipule que tu nous restitueras quiconque se présente à toi après avoir embrassé l’islam. »
Le Prophète ﷺ le remit donc aux deux émissaires. Ceux-ci s’en allèrent jusqu’à Dhû l-Ḥulayfa, où ils firent halte pour manger des dattes qu’ils avaient emportées. Abû Basîr dit alors à l’un d’eux : « Par Allah, ton épée me paraît excellente, untel ! » L’autre la tira du fourreau et répondit : « Oui, par Allah, elle est de grande qualité ; je l’ai mise à l’épreuve plus d’une fois. » Abû Basîr poursuivit : « Montre-la-moi que je la regarde. » Il la lui remit, et Abû Basîr le frappa aussitôt avec, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Le second homme prit la fuite, gagna Médine et, affolé, entra dans la mosquée. Lorsque le Prophète ﷺ l’aperçut, il dit : « Celui-là vient d’être terrifié. » Parvenu devant lui, l’homme s’écria : « Par Allah, mon compagnon a été tué et, quant à moi, je vais l’être à mon tour ! » Peu après, Abû Basîr arriva et déclara : « Ô Messager d’Allah, par Allah, ta garantie est désormais acquittée ; tu m’as bien rendu à eux et Allah m’en a délivré. »
Le Prophète ﷺ dit alors : « Malheur à sa mère ! Quel brasier de guerre il deviendrait s’il trouvait des alliés ! » En entendant ces paroles, Abû Basîr comprit qu’on le renverrait encore aux Quraysh ; il quitta donc Médine et se rendit jusqu’à la côte.
On rapporte qu’Abû Jandal, fils de Suhayl ibn ʿAmr, parvint lui aussi à s’échapper et alla rejoindre Abû Basîr… Mûsâ ibn ʿUqba a relaté cet épisode d’Abû Basîr avec un récit plus détaillé et une formulation plus complète ; il dit : … « Le Messager d’Allah ﷺ écrivit alors à… »