sans la moindre valeur, au point qu’elle ne mériterait même pas d’être racontée ! Si certains contemporains mus par leurs passions ne s’étaient appuyés sur elle pour récuser ces hadiths irréfutables, jamais je n’aurais accepté de noircir des pages pour y répondre et en démontrer la fausseté.
Nous l’examinerons donc sous deux aspects :
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Rejeter d’emblée l’authenticité du prétendu édifice : il ne possède aucune chaîne de transmission recevable et n’a été rapporté ni par les auteurs des Sahîh, ni par ceux des Sunan, ni par ceux des Musnad, ni par aucun autre. Seul Ibn ʿAbd al-Barr l’a cité, dans la biographie d’Abû Basîr de son ouvrage al-Istîʿâb (4/21-23), sous une forme mursal (sans chaîne complète). Il écrit :
« Il a, dans les Maghâzî, une aventure étonnante que Ibn Isḥâq et d’autres ont mentionnée, et que Maʿmar rapporte d’après Ibn Shihâb. ʿAbd al-Razzâq a transmis, d’après Maʿmar, d’après Ibn Shihâb, l’histoire de l’accord conclu l’année d’al-Hudaybiyya ; il dit : “Puis le Messager d’Allah ﷺ revint. Abû Basîr, un homme de Quraysh qui avait embrassé l’islam, vint alors le trouver. Quraysh envoya à sa recherche deux hommes qui dirent au Messager d’Allah ﷺ : …” »