« … et il ressort de ces propos que la tombe d’Ismaël — sur lui la paix —, comme celles d’autres prophètes, est entièrement effacée ; on ne saurait donc s’en prévaloir comme argument. »
Tel est l’avis d’un savant pénétrant, d’un juriste chevronné. Il confirme ce que nous avons indiqué plus haut : dans cette question, seule importe la tombe visible. Les sépultures enfouies dans les entrailles de la terre ne sauraient entraîner, extérieurement, aucune disposition juridique ; la Loi révélée se garde d’imposer un tel jugement. Nous savons en effet, de façon évidente et par simple observation, que la terre entière est le cimetière des vivants. Le Très-Haut a dit : « N’avons-Nous pas fait de la terre un vaste réceptacle, pour les vivants comme pour les morts ? » ⦗Coran 77, 25-26⦘. Ash-Shaʿbî commente : « Son ventre est pour vos morts et sa surface pour vos vivants. »(1)
Et le poète de déclamer :
« Ô compagnon, nos tombes emplissent l’espace ;
où sont donc les sépultures de l’époque de ʿÂd ? »