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Parmi les curiosités révélatrices de l’ignorance de la sunna, on citera le fait que certains exégètes tardifs ont invoqué ces récits chancelants pour autoriser la prière dans un cimetière, dans l’espoir – disent-ils – de se renforcer par l’esprit du défunt ou de capter quelque retombée de son culte, et non par vénération ni orientation vers lui ! Or ces textes ne fournissent aucun argument en faveur de cette prétendue permission ; ils contredisent même l’ensemble des preuves interdisant la prière dans les cimetières et, par analogie, dans les mosquées bâties sur des tombes. C’est pour cela qu’al-Munawi a repoussé l’argument de l’exégète en déclarant :
« Les deux Shaykhs rapportent un ḥadith qui condamne, sans restriction, la construction d’une mosquée sur des tombes ; il s’agit bien de tombes de musulmans, de crainte que le défunt n’y soit adoré, conformément au ḥadith : “Ô Allah, ne fais pas de ma tombe une idole adorée.” »
Dans le même sens, al-San‘ani écrit dans Sabil al-salam (2/214) :
« À propos de sa remarque : (ce n’est pas par vénération), on objecte que rechercher la bénédiction du défunt relève déjà de la vénération. De plus, les ḥadiths interdisant cet acte sont formulés de manière absolue, sans le moindre indice de l’explication qu’il avance. La raison apparaît plutôt être la fermeture de la porte à toute dérive (sad al-dhari‘a) et l’éloignement de toute ressemblance avec les idolâtres, qui magnifient des objets inanimés incapables de nuire ou de profiter. Il y a également, dans l’argent dépensé à cette fin, gaspillage et prodigalité sans aucune utilité, sans parler du fait que cela conduit à y allumer des lampes, acte maudit selon le ḥadith, et des innombrables méfaits que génèrent les sanctuaires et coupoles édifiés sur les tombes. »
Et j’ajoute : l’expression « acte maudit » renvoie au ḥadith d’Ibn ‘Abbas dont j’ai montré plus haut (p. 39) la faiblesse ; qu’on y prenne garde.
ومن عجائب الجهل بالسنة أن بعض المفسرين المتأخرين احتج بهذه الآثار
الواهية على جواز الصلاة في المقبرة بقصد الاستظهار بروح الميت أو وصول
أثر ما من أثر عبادته إليه(!) لا للتعظيم له والتوجه نحوه! وهذا مع أنه لا
دليل فيها على ما زعمه من الجواز، فهو مخالف لعموم الأدلة الناهية عن
الصلاة في المقبرة وما شابهها من المساجد المبنية على القبور، ولهذا رد
المناوي احتجاج المفسر المشار إليه بقوله:
«لكن في خبر الشيخين كراهة(!) بناء المسجد على القبور مطلقًا، والمراد
قبور المسلمين خشية أن يعبد فيها المقبور لقرينة خبر: اللهم لا تجعل قبري
وثنًا يعبد».
وقال الصنعاني في «سبل السلام» (٢/ ٢١٤) متعقبًا عليه أيضًا:
=«قوله: (لا لتعظيم له) يقال: قصد التبرك به تعظيم له، ثم أحاديث النهي
مطلقة، ولا دليل على التعليل بما ذكر، والظاهر أن العلة سد الذريعة،
والبعد عن التشبه بعبدة الأوثان، الذين يعظمون الجمادات، التي لا تنفع ولا
تضر، ولما في إنفاق المال في ذلك من العبث والتبذير، الخالي عن النفع
بالكلية، ولأنه سبب لإيقاد السرج عليها الملعون فاعله، ومفاسد ما يبنى على
القبور من المشاهد والقباب لا تحصر».
قلت: وقوله: «الملعون فاعله» يشير إلى حديث ابن عباس الذي بينت ضعفه
فيما سبق (ص ٣٩)، فتنبه.