Allah — Très-Haut soit-Il — a également dit :
« À ceux qui auront bien agi est réservée la plus belle récompense, et davantage encore. » [Yūnus : 26]
Le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue, ainsi que sa famille — a expliqué que ce « davantage » désignait la contemplation de la Face d’Allah — Très-Haut soit-Il — (1). Il en va de même dans cette parole du Très-Haut :
« Ils y auront tout ce qu’ils voudront, et il y a auprès de Nous davantage encore. » [Qāf : 35]
Ce « davantage » a ici le même sens que dans le verset : « À ceux qui auront bien agi est réservée la plus belle récompense, et davantage encore. » Allah — Très-Haut soit-Il — a aussi dit :
« Les regards ne peuvent L’embrasser, tandis que Lui embrasse tous les regards. » [al-An‘ām : 103]
La négation du fait de L’embrasser du regard implique que la vision elle-même est établie. C’est pourquoi les pieux prédécesseurs ont invoqué ce verset pour établir la vision d’Allah, tandis que les générations postérieures l’ont invoqué pour la nier. Or, il ne fait aucun doute que ce verset constitue un argument contre eux : Allah n’y a pas nié la vision, mais seulement le fait que les regards puissent L’embrasser ; et la négation de cela implique que la vision elle-même est établie.
En définitive, le Coran établit qu’Allah — Majestueuse est Sa gloire — sera réellement vu des yeux. La Sunna authentique l’établit également. Le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — a dit : « Vous verrez assurément votre Seigneur de vos propres yeux, comme vous voyez le soleil par temps clair, sans qu’aucun nuage ne le voile. » (2) Il a également dit — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue : « Vous verrez assurément votre Seigneur comme vous voyez la lune par une nuit de pleine lune, sans éprouver aucune difficulté à Le voir. » (3)
Les Compagnons — qu’Allah les agrée — y ont cru, de même que ceux qui les ont suivis de la meilleure manière parmi les pieux prédécesseurs de cette communauté et ses imams. Cela fut en revanche rejeté par ceux dont les esprits et les cœurs furent détournés de la vérité. Ils affirmèrent qu’Allah ne pouvait être vu des yeux et que la vision mentionnée dans les versets désignait seulement celle du cœur, c’est-à-dire la certitude. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit là d’une doctrine vaine, contraire au Coran et à la Sunna,