les versets sont, en principe, de longueurs comparables.
L’avis juste, qui ne fait aucun doute, est donc que la basmala ne fait pas partie de la Fātiha, de même qu’elle ne fait pas partie des autres sourates.
﴾Louange à Allah, Seigneur de l’univers﴿
Dans la parole du Très-Haut : ﴾Louange à Allah, Seigneur de l’univers﴿, la « louange » consiste à reconnaître la perfection de celui que l’on loue, tout en l’aimant et en le vénérant : perfection de son essence, de ses attributs et de ses actes. Il faut cependant impérativement y ajouter cette précision : « tout en l’aimant et en le vénérant ». Les savants ont dit : « Le simple fait de reconnaître sa perfection, sans amour ni vénération, n’est pas appelé une louange, mais un éloge. » Un tel éloge peut en effet provenir de quelqu’un qui n’aime pas celui qu’il célèbre, mais cherche à obtenir quelque chose de lui. Ainsi, certains poètes se tiennent devant les princes et leur attribuent d’éminentes qualités, non par amour pour eux, mais par amour de l’argent qu’ils leur donnent ou par crainte d’eux. Quant à la louange que nous adressons à notre Seigneur — Puissant et Majestueux soit-Il —, elle procède de l’amour et de la vénération. Il est donc indispensable de préciser que la louange consiste à reconnaître la perfection de celui que l’on loue, tout en l’aimant et en le vénérant. L’article défini dans le mot « louange » exprime la totalité : il englobe donc toutes les louanges.
Dans la parole du Très-Haut : ﴾à Allah﴿, la préposition « à » exprime à la fois l’exclusivité et le fait qu’Il en est digne. « Allah » est le nom de notre Seigneur — Puissant et Majestueux soit-Il — ; nul autre que Lui ne porte ce nom. Il signifie : Celui qui est adoré par amour et vénération.
Dans la parole du Très-Haut : ﴾Seigneur de l’univers﴿, le « Seigneur » est Celui qui réunit trois attributs : la création, la souveraineté et la gestion. Il est ainsi le Créateur, le Possesseur de toute chose et Celui qui régit toutes les affaires. Quant à « l’univers », les savants ont dit que tout ce qui est autre qu’Allah en fait partie. Les créatures sont ainsi désignées parce qu’elles constituent un signe renvoyant à leur Créateur — glorifié et exalté soit-Il. Toute créature comporte en effet un signe qui renvoie au Créateur : à Sa puissance,