a demandé. » (1) Cela établit presque explicitement que la basmala ne fait pas partie de la Fātiha. Dans le Sahīh, Anas ibn Mālik — qu’Allah l’agrée — rapporte : « J’ai prié derrière le Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui —, Abū Bakr, Umar et Uthmān. Ils commençaient par : ﴾Louange à Allah, Seigneur de l’univers﴿, sans mentionner : ﴾Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux﴿, ni au début ni à la fin de la récitation. » (2) Cela signifie qu’ils ne la récitaient pas à voix haute. Or, le fait de la distinguer de la Fātiha quant à la récitation à voix haute ou à voix basse indique qu’elle n’en fait pas partie.
S’agissant de l’enchaînement du point de vue du sens, la Fātiha compte unanimement sept versets. Si l’on répartit ces sept versets selon le thème de la sourate, on constate que son milieu est la parole d’Allah, exalté soit-Il : ﴾C’est Toi seul que nous adorons, et c’est Toi seul dont nous implorons l’aide﴿. C’est au sujet de ce verset qu’Allah a dit : « J’ai partagé la prière en deux moitiés entre Moi et Mon serviteur. » En effet, ﴾Louange à Allah, Seigneur de l’univers﴿ constitue le premier verset ; ﴾Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux﴿, le deuxième ; et ﴾Maître du Jour de la rétribution﴿, le troisième. Tous trois relèvent du droit d’Allah — Puissant et Majestueux soit-Il. ﴾C’est Toi seul que nous adorons, et c’est Toi seul dont nous implorons l’aide﴿ constitue le quatrième verset — c’est-à-dire le verset médian — et comporte deux parties : l’une relève du droit d’Allah et l’autre du droit du serviteur. ﴾Guide-nous sur la voie droite﴿ revient au serviteur ; ﴾la voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits﴿ revient au serviteur ; et ﴾non pas celle de ceux qui ont encouru Ta colère, ni celle des égarés﴿ revient au serviteur.
Il y a donc trois versets pour Allah — Puissant et Majestueux soit-Il —, à savoir les trois premiers ; trois pour le serviteur, à savoir les trois derniers ; et un verset partagé entre le serviteur et son Seigneur : le quatrième, qui occupe le milieu.
Quant à l’enchaînement du point de vue de la formulation, si nous affirmions que la basmala est un verset de la Fātiha, il en découlerait que le septième verset serait aussi long que deux versets. Or, il est bien connu que