Notre châtiment﴾ [Les Bestiaux : 148]. S’ils avaient disposé du moindre argument valable, ils n’auraient pas goûté au châtiment d’Allah et en auraient été préservés. Mais ils n’en ont aucun ; voilà pourquoi ils ont goûté au châtiment d’Allah.
Nous savons tous que si l’on décrivait à un homme, d’une part, un pays sûr et paisible, où les subsistances affluent abondamment de toutes parts et où l’on trouve des commerces et des moyens de gagner sa vie inexistants ailleurs, et, d’autre part, un pays dangereux et instable, dont l’économie et la situation sécuritaire sont profondément troublées, lequel choisirait-il ? Il se rendrait assurément dans le premier, sans le moindre doute. Il ne considérerait pas que quiconque l’y a contraint, mais estimerait s’y être rendu de son plein gré.
Il en va de même aujourd’hui de la voie du bien et de celle du mal. Allah nous a clairement montré : voici la voie de l’Enfer et voici celle du Paradis. Il nous a également exposé les délices du Paradis et les tourments de l’Enfer. Laquelle emprunterons-nous donc ? Selon cette analogie claire et évidente, nous emprunterons assurément la voie du Paradis, tout comme, dans l’exemple précédent, nous choisirions le pays sûr où les subsistances affluent abondamment de toutes parts.
Si nous empruntions la voie de l’Enfer, nous mériterions réprobation, réprimandes et blâme, et serions taxés d’insensés. De même, dans le premier exemple, si nous choisissions le pays dangereux et chancelant où ne règne aucune stabilité, chacun nous blâmerait et nous réprimanderait.
Ainsi, la parole d’Allah : ﴿pour celui qui veut suivre la voie droite﴾ affirme que l’homme agit selon sa propre volonté et son libre choix. Toutefois, après qu’il a voulu et accompli une chose, nous savons qu’Allah l’avait préalablement voulue ; si Allah ne l’avait pas voulu, il ne l’aurait pas accomplie.
Il arrive très souvent qu’un homme prenne la ferme résolution de faire une chose et s’engage dans cette direction, puis que, soudainement, il se découvre s’en être détourné ou constate qu’il en a été détourné, parce qu’Allah ne l’a pas voulue. Il nous arrive fréquemment, par exemple, de vouloir nous rendre à la mosquée pour écouter une conférence, puis d’y renoncer pour une raison ou sans raison. Parfois, une raison se présente : nous nous rappelons que nous avons une occupation et rebroussons chemin. D’autres fois, nous revenons sans raison connue : nous constatons simplement qu’Allah — exalté soit-Il — a détourné notre résolution de ce projet, et nous sommes donc revenus. C’est pourquoi