auxquels les démons transmettent des inspirations ; ils y mêlent des mensonges, puis les rapportent aux gens, qui les croient véridiques.
﴿Où allez-vous donc ? Ce n’est qu’un rappel pour les mondes﴾. Ici, la particule in a le sens de mā. La règle est la suivante : « Lorsque illā vient après in, celle-ci a le sens de mā », c’est-à-dire qu’elle exprime la négation. En effet, in peut être négative, conditionnelle ou constituer la forme allégée de inna ; c’est le contexte qui permet de distinguer ces différents sens. Lorsqu’elle est suivie de illā, elle est donc négative. Le sens est ainsi : le Coran apporté par Muhammad — qu’Allah prie sur lui et le salue — et que Gabriel a fait descendre sur son cœur n’est ﴿qu’un rappel pour les mondes﴾.
Le mot « rappel » englobe à la fois l’action de rappeler et celle de se rappeler. Le Coran constitue donc un rappel pour les mondes et un moyen pour eux de se souvenir : grâce à lui, ils se rappellent et tirent exhortation. Par « les mondes », il faut entendre ceux auxquels le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — a été envoyé, comme Allah — exalté soit-Il — l’a dit : ﴿Nous ne t’avons envoyé que comme une miséricorde pour les mondes﴾ [Les Prophètes : 107]. Il a également dit : ﴿Béni soit Celui qui a fait descendre le Discernement sur Son serviteur, afin qu’il soit un avertisseur pour les mondes﴾ [Le Discernement : 1]. Les « mondes » désignent donc ici ceux auxquels Muhammad — qu’Allah prie sur lui et le salue — a été envoyé.
﴿Pour celui d’entre vous qui veut suivre le droit chemin﴾. Cette proposition est une apposition substitutive à ce qui précède, avec répétition du régissant, à savoir illā. C’est comme s’Il avait dit : « Ce n’est qu’un rappel pour celui d’entre vous qui veut suivre le droit chemin. » Il particularise ainsi après avoir formulé une généralité. Quant à celui qui ne veut pas de la droiture, ce Coran ne lui sert pas de rappel et il n’en tire aucun profit, comme Allah — exalté soit-Il — l’a dit : ﴿Il y a certes là un rappel pour quiconque a un cœur, ou prête l’oreille tout en étant pleinement présent﴾ [Qāf : 37]. Celui qui ne veut pas suivre le droit chemin ne peut donc tirer aucun profit de ce Coran.
Mais si quelqu’un demande : « La volonté de l’homme procède-t-elle de son propre choix ? »
Nous répondons : « Oui, sa volonté procède de son propre choix. » Allah — glorifié et exalté soit-Il — a doté l’homme d’un choix et d’une volonté : il agit s’il le veut et s’abstient d’agir s’il ne le veut pas. Car, s’il n’en était pas ainsi, l’envoi des messagers n’établirait aucune preuve contre les créatures auxquelles ils ont été envoyés. Nos actes relèvent donc de notre choix et de notre volonté. Sans cela, il n’y aurait, dans l’envoi