comme messages, ainsi qu’aux Livres qu’Il lui a révélés. Puis, après cela, ﴿Il le fit mourir﴾. La mort est la séparation de l’âme d’avec le corps. ﴿Puis Il le fit ensevelir﴾, c’est-à-dire qu’Il le plaça dans une tombe et le fit enterrer, afin de le soustraire aux regards et de lui témoigner honneur et respect. En effet, si, lorsqu’ils mouraient, les êtres humains n’étaient, à l’instar des autres êtres morts, que des dépouilles jetées sur des tas d’ordures, ce serait une immense humiliation pour le défunt et sa famille. Mais Allah — exalté soit-Il — a comblé Ses serviteurs d’un bienfait en leur prescrivant l’inhumation. C’est pourquoi Ibn ʿAbbās — qu’Allah les agrée tous deux — a dit au sujet de la parole du Très-Haut : ﴿Puis Il le fit ensevelir﴾ : « Il l’a honoré en le faisant enterrer. »
﴿Puis, lorsqu’Il le voudra, Il le ressuscitera﴾, c’est-à-dire que, lorsqu’Allah — Puissant et Majestueux — le voudra, Il le ressuscitera au Jour de la Résurrection afin de le rétribuer selon ses œuvres. Sa parole : ﴿Puis, lorsqu’Il le voudra, Il le ressuscitera﴾ signifie qu’Il — Puissant et Majestueux — n’est nullement incapable de le ressusciter, mais que l’ordre d’Allah n’est pas encore venu. C’est pourquoi Il dit : ﴿Non ! Il n’a pas encore mené à terme ce qu’Il a ordonné﴾. Le terme lammā a ici le sens de lam (« ne… pas »), bien qu’il s’en distingue sur certains points. Cela signifie qu’Allah — Très-Haut — n’a pas encore mené à terme ce qu’Il a ordonné, c’est-à-dire ce qu’Il a décrété dans l’ordre universel et selon la prédestination. Le moment n’est donc pas encore venu pour que ce mort soit ressuscité et relevé ; une échéance déterminée l’attend.
Il y a là une réfutation de ceux qui nient la résurrection et disent : « Si la résurrection était véritable, nous retrouverions nos pères dès maintenant. » C’est de leur part un défi mensonger, car les Messagers ne leur ont pas dit qu’ils seraient ressuscités dès maintenant, mais qu’ils le seraient tous après être tous morts.
Puis Il dit — Puissant et Majestueux —, rappelant à l’être humain les bienfaits dont Allah l’a comblé : ﴿Que l’homme considère donc sa nourriture﴾, c’est-à-dire qu’il considère d’où elle vient, qui la lui a procurée et si quelqu’un d’autre qu’Allah — Puissant et Majestueux — l’a créée. Il convient à l’être humain de se rappeler, à la lecture de ce verset, la parole d’Allah — Très-Haut — :
﴿Voyez-vous donc ce que vous semez ? Est-ce vous qui le faites pousser, ou est-ce Nous qui le faisons croître ? Si Nous le voulions, Nous le réduirions en débris, et vous ne cesseriez alors de vous lamenter : “Nous voilà lourdement endettés ! Bien plus, nous sommes privés de tout !”﴾ [al-Wāqiʿa : 63, 67].
Qui a fait pousser ces cultures jusqu’à leur pleine maturité et en a facilité l’accès jusqu’à ce qu’elles deviennent notre nourriture ? C’est Allah — Puissant et Majestueux. C’est pourquoi Il dit : ﴿Si Nous le voulions, Nous le réduirions en débris﴾, c’est-à-dire qu’après l’avoir fait sortir de terre, Nous le briserions afin que vous ne puissiez en tirer aucun profit. ﴿C’est Nous qui