satisfaite et agréée. Entre donc parmi Mes serviteurs et entre dans Mon Paradis.﴾ [al-Fajr : 27-30]. Quant à l’âme instigatrice au mal, elle est mentionnée dans la parole d’Allah — exalté soit-Il — : ﴿Je ne cherche pas à m’innocenter moi-même, car l’âme incite avec insistance au mal, sauf lorsque mon Seigneur lui fait miséricorde.﴾ [Yūsuf : 53]. Quant à l’âme qui ne cesse de se blâmer, elle est mentionnée dans Sa parole : ﴿Non ! Je jure par le Jour de la Résurrection. Et non ! Je jure par l’âme qui ne cesse de se blâmer.﴾ [al-Qiyāma : 1, 2].
L’être humain ressent en lui-même ces différentes âmes. Il éprouve parfois un penchant vers le bien : il aime alors le bien et l’accomplit. C’est là l’âme apaisée. À d’autres moments, il ressent un penchant vers le mal et le commet : c’est l’âme instigatrice au mal. Vient ensuite l’âme qui ne cesse de se blâmer : elle lui reproche ce qu’il a fait, si bien qu’il regrette le péché qu’il a commis. Mais il existe aussi une âme qui lui reproche d’avoir fait le bien. Certaines personnes peuvent en effet se blâmer d’avoir accompli une bonne action ou fréquenté les gens de bien, et se dire : « Comment puis-je fréquenter ces gens qui m’empêchent de vivre comme je l’entends, de satisfaire mes passions, de me divertir, et ainsi de suite ? »
L’âme qui ne cesse de se blâmer adresse donc tantôt des reproches à l’âme instigatrice au mal, tantôt à l’âme apaisée. Elle est, en réalité, une âme située entre les deux autres : elle blâme l’âme instigatrice au mal lorsqu’elle commet le mal et fait éprouver du regret à l’être humain ; mais elle peut également blâmer l’âme apaisée lorsqu’elle accomplit le bien.
﴿Il aura certes le Paradis pour refuge.﴾ Le Paradis est la demeure des délices qu’Allah — glorifié et exalté soit-Il — a préparée pour Ses alliés. Il renferme ce qu’aucun œil n’a vu, ce qu’aucune oreille n’a entendu et ce qui n’a jamais traversé l’esprit d’un être humain. Allah — exalté soit-Il — dit : ﴿Nul ne sait ce qui leur a été réservé comme réjouissance pour les yeux.﴾ [al-Sajda : 17]. Voilà ce qui est rapporté dans le Coran. Il est également dit dans le hadith divin : « J’ai préparé pour Mes serviteurs vertueux ce qu’aucun œil n’a vu, ce qu’aucune oreille n’a entendu et ce qui n’a jamais traversé l’esprit d’un être humain » (1).
L’être humain perçoit ce Paradis avant de mourir : lorsque son terme arrive et que les anges invitent son âme à sortir, ils lui disent : « Sors, ô âme apaisée, vers l’agrément d’Allah » (2),