Tafsir al-Uthaymin Juz AmmaIbn al-'Uthaymin

L’Ouverture

La sourate L’Ouverture porte ce nom parce que le noble Coran s’ouvre par elle. Il a également été dit qu’elle fut la première sourate à être révélée intégralement.

Les savants ont affirmé que cette sourate réunit, dans leurs grandes lignes, les significations du Coran relatives à l’unicité divine, aux prescriptions, à la rétribution, aux différentes voies suivies par les êtres humains et à bien d’autres sujets. C’est pourquoi elle est appelée « la Mère du Coran » (1), car on appelle « mère » ce à quoi toute chose se ramène.

Cette sourate possède des particularités qui la distinguent des autres. Elle constitue notamment un pilier des prières, lesquelles représentent le plus éminent des piliers de l’islam après les deux attestations de foi : la prière de celui qui ne récite pas l’Ouverture du Livre n’est pas valide. Elle est aussi une récitation de guérison : lorsqu’elle est récitée sur un malade, celui-ci guérit par la permission d’Allah. Le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — dit en effet à celui qui l’avait récitée sur un homme victime d’une piqûre, lequel avait alors guéri : « Comment savais-tu qu’elle était une récitation de guérison ? » (2)

De nos jours, certaines personnes ont introduit au sujet de cette sourate une pratique innovée : elles concluent leurs invocations par sa récitation, commencent leurs sermons par elle ou la récitent à certaines occasions. Or, cela est erroné. Ainsi, on voit par exemple quelqu’un dire à son entourage, au terme de ses invocations : « L’Ouverture ! », c’est-à-dire : « Récitez la sourate L’Ouverture. » Certaines personnes commencent également par elle leurs sermons ou la récitent dans diverses circonstances. Cela aussi est erroné, car les actes d’adoration reposent sur les prescriptions révélées et sur leur observance.

(1) Rapporté par al-Bukhārī, Livre de l’appel à la prière, chapitre de la récitation lors de la prière de l’aube (772), et par Muslim, Livre de la prière, chapitre de l’obligation de réciter la Fātiha à chaque unité de prière, hadith 38 (395). (2) Rapporté par al-Bukhārī, Livre du louage, chapitre de la rétribution accordée pour une ruqya pratiquée sur des tribus arabes au moyen de la Fātiha (2276), et par Muslim, Livre du salut, chapitre de la permission de percevoir une rétribution pour une ruqya pratiquée au moyen du Coran et des invocations, hadith 65 (2201).
الفاتحة سورة الفاتحة سميت بذلك؛ لأنه افتتح بها القرآن الكريم؛ وقد قيل: إنها أول سورة نزلت كاملة. هذه السورة قال العلماء: إنها تشتمل على مجمل معاني القرآن في التوحيد، والأحكام، والجزاء، وطرق بني آدم، وغير ذلك؛ ولذلك سميت «أم القرآن» (١) ، والمرجع للشيء يسمى «أُمًّا» . وهذه السورة لها مميزات تتميز بها عن غيرها؛ منها أنها ركن في الصلوات التي هي أفضل أركان الإسلام بعد الشهادتين: فلا صلاة لمن لم يقرأ بفاتحة الكتاب؛ ومنها أنها رقية: إذا قرىء بها على المريض شُفي بإذن الله؛ لأن النبي ﷺ قال للذي قرأ على اللديغ، فبرىء: «وما يدريك أنها رقية» (٢) . وقد ابتدع بعض الناس اليوم في هذه السورة بدعة، فصاروا يختمون بها الدعاء، ويبتدئون بها الُخطب ويقرؤونها عند بعض المناسبات، وهذا غلط: تجده مثلاً إذا دعا، ثم دعا قال لمن حوله: «الفاتحة» : يعني اقرؤوا الفاتحة؛ وبعض الناس يبتدىء بها في خطبه، أو في أحواله ـ وهذا أيضاً غلط؛ لأن العبادات مبناها على التوقيف، والاتِّباع.
(١) أخرجه البخاري، كتاب الآذان، باب القراءة في الفجر (٧٧٢) ومسلم كتاب الصلاة، باب وجوب قراءة الفاتحة في كل ركعة، حديث﴾ ٣٨ ﴿ (٣٩٥) . (٢) أخرجه البخاري، كتاب الإجارة باب ما يعطى في الرقية على أحياء العرب بفاتحة الكتاب، (٢٢٧٦) ومسلم كتاب السلام، باب: جواز أخذ الأجرة على الرقية بالقرآن والأذكار (٦٥) (٢٢٠١) .

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