Exégèse de la sourate Les Hommes
﴿Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux﴾
﴿Dis : « Je cherche refuge auprès du Seigneur des hommes, * le Souverain des hommes, * le Dieu des hommes, * contre le mal du mauvais conseiller qui se dérobe, * qui insuffle ses suggestions dans les poitrines des hommes, * qu’il soit parmi les djinns ou parmi les hommes. »﴾
La basmala a été expliquée précédemment.
﴿Dis : “Je cherche refuge auprès du Seigneur des hommes”﴾ : c’est Allah — glorifié et exalté soit-Il. Il est le Seigneur des hommes comme de toutes les autres créatures : le Seigneur des hommes, des anges, des djinns, des cieux, de la terre, du soleil, de la lune et de toute chose. Mais les hommes ont été mentionnés spécifiquement en raison du contexte.
﴿Le Souverain des hommes﴾, c’est-à-dire le Souverain qui détient l’autorité suprême sur les hommes et dispose d’eux en toute maîtrise : Allah — glorifié et exalté soit-Il.
﴿Le Dieu des hommes﴾, c’est-à-dire Celui qu’ils adorent. Le seul qui soit adoré à juste titre, que les cœurs révèrent, aiment et vénèrent, est Allah — glorifié et exalté soit-Il.
﴿Contre le mal du mauvais conseiller qui se dérobe, qui insuffle ses suggestions dans les poitrines des hommes, qu’il soit parmi les djinns ou parmi les hommes﴾. Les savants ont expliqué que le terme « mauvais conseiller » est ici un nom d’action employé au sens d’un nom d’agent, c’est-à-dire : celui qui insuffle de mauvaises suggestions. Ces suggestions sont les pensées, illusions et représentations imaginaires introduites dans le cœur, sans qu’elles aient de réalité.
﴿Qui se dérobe﴾ désigne celui qui recule, s’avoue vaincu, tourne les talons et prend la fuite lorsque l’on mentionne Allah — glorifié et exalté soit-Il. Il s’agit de Satan. Ainsi, lorsque l’appel à la prière retentit, Satan s’enfuit en lâchant des vents avec fracas afin de ne pas l’entendre. Une fois l’appel terminé, il revient ; puis, lorsque l’annonce du commencement de la prière est prononcée, il s’enfuit de nouveau. Dès qu’elle est achevée, il revient et s’interpose entre l’homme et son âme en lui disant : « Rappelle-toi telle chose, »