tombe en panne. Il peut aussi atteindre une pompe à eau ou une machine de labour. Le mauvais œil est donc une réalité : il frappe avec la permission d’Allah — exalté soit-Il. Allah — exalté soit-Il — a mentionné l’obscurité lorsqu’elle s’étend, celles qui soufflent sur les nœuds et l’envieux lorsqu’il envie, parce que, dans ces trois situations, le mal demeure caché. La nuit est un voile et une couverture : ﴿Par la nuit lorsqu’elle enveloppe tout﴾ [La Nuit : 1]. Le mal s’y tapit sans que l’on s’en aperçoive. Dans ﴿celles qui soufflent sur les nœuds﴾, la sorcellerie est elle aussi cachée et passe inaperçue. Quant à ﴿l’envieux lorsqu’il envie﴾, celui qui jette le mauvais œil agit également de manière imperceptible : le mauvais œil peut émaner d’une personne que tu tiens pour l’une de celles qui te sont les plus chères, alors que tu comptes toi-même parmi les personnes qui lui sont les plus chères ; malgré cela, elle peut t’atteindre de son mauvais œil. Voilà pourquoi Allah a distingué ces trois choses : l’obscurité lorsqu’elle s’étend, celles qui soufflent sur les nœuds et l’envieux lorsqu’il envie. Autrement, elles sont toutes comprises dans Sa parole : ﴿contre le mal de ce qu’Il a créé﴾.
Si quelqu’un demande : « Quel est le moyen de se préserver de ces trois maux ? »
Nous répondons : le moyen de s’en préserver consiste à attacher son cœur à son Seigneur, à s’en remettre à Lui, à placer véritablement sa confiance en Allah et à réciter les invocations prescrites par la religion, grâce auxquelles on se prémunit et se protège contre leur mal. Si les sorciers, les envieux et autres individus semblables se sont tant multipliés parmi les gens ces derniers temps, c’est uniquement en raison de leur insouciance à l’égard d’Allah, de la faiblesse de leur confiance en Allah — exalté soit-Il — et de leur recours insuffisant aux invocations prescrites qui leur permettent de se protéger. Nous savons pourtant que ces invocations constituent une forteresse imprenable, plus solide encore que la barrière de Gog et Magog. Malheureusement, beaucoup de gens ne savent rien de ces invocations ; ceux qui les connaissent les négligent souvent, et certains les récitent sans que leur cœur soit présent. Tout cela constitue une déficience. Si les gens récitaient ces invocations conformément aux prescriptions de la religion, ils seraient préservés de nombreux maux. Nous demandons à Allah la préservation et le salut.