sourate jouit d’un immense mérite. Le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — a dit : « Elle équivaut au tiers du Coran. » (1) Elle lui équivaut, mais n’en tient pas lieu : elle équivaut au tiers du Coran, sans toutefois pouvoir le remplacer. La preuve en est que si quelqu’un la répétait trois fois au cours d’une prière obligatoire, cela ne le dispenserait pas de réciter al-Fātiha. Certes, la réciter trois fois revient à avoir récité le Coran tout entier, mais elle ne saurait pour autant le remplacer. Ne t’étonne donc pas qu’une chose puisse en égaler une autre sans toutefois en tenir lieu. Ainsi, le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — a indiqué : « Quiconque dit : “Il n’est de divinité qu’Allah, seul et sans associé. À Lui la royauté et à Lui la louange, et Il est capable de toute chose”, c’est comme s’il avait affranchi quatre esclaves parmi les fils d’Ismaël, ou parmi sa descendance. » (2)
Malgré cela, s’il lui incombait d’affranchir un esclave à titre expiatoire et qu’il prononçait cette formule de rappel, cela ne le dispenserait pas de l’expiation. Qu’une chose en égale une autre n’implique donc pas qu’elle puisse la remplacer et suffire à s’acquitter de l’obligation.
Le Messager — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — récitait cette sourate dans la seconde unité de la prière surérogatoire de l’aube (3), dans celle qui suit la prière du coucher du soleil (4), ainsi que dans les deux unités de prière accomplies après les circumambulations (5). Il la récitait également au cours de la prière impaire (6), car elle repose tout entière sur la consécration exclusive du culte à Allah. C’est pourquoi elle est appelée la sourate de la Consécration exclusive du culte.