Exégèse de la sourate Les Anges qui arrachent les âmes
﴿Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux﴾
﴿Par ceux qui arrachent avec violence * et ceux qui retirent avec douceur * par ceux qui voguent librement * puis s’élancent les premiers * et règlent les affaires * le jour où surviendra la première secousse * suivie par la seconde * ce jour-là, des cœurs seront saisis d’effroi * et leurs regards seront baissés * Ils disent : « Serons-nous donc ramenés à notre premier état * lorsque nous serons devenus des ossements vermoulus ? » * Ils disent : « Ce serait alors un retour bien funeste ! » * Il n’y aura qu’un seul cri * et les voilà à la surface de la terre﴾.
La basmala a déjà été commentée.
﴿Par ceux qui arrachent﴾ désigne les anges chargés de recueillir les âmes des mécréants. Ils les arrachent ﴿avec violence﴾, c’est-à-dire avec force.
﴿Et ceux qui retirent avec douceur﴾ désigne les anges chargés de recueillir les âmes des croyants : ils les font sortir délicatement, comme on défait un nœud à boucle. Ce nœud est semblable à celui que nous appelons chez nous tikka (cordon de pantalon), ou d’un nom approchant. Autrement dit, il est noué de telle sorte que, dès que l’on tire sur l’une de ses extrémités, il se défait rapidement et facilement. Ainsi, ces anges chargés de recueillir les âmes des croyants les retirent avec douceur, c’est-à-dire qu’ils les font sortir délicatement.
Cela s’explique par le fait que, lorsque les anges chargés de recueillir les âmes des mécréants ordonnent à l’âme de sortir, ils l’interpellent dans les termes les plus odieux. Ils disent à l’âme du mécréant : « Sors, âme vile qui habitais un corps vil ! Sors vers la colère d’Allah ! » L’âme recule alors d’effroi et refuse de sortir vers un tel sort. Elle se disperse dans le corps jusqu’à ce que les anges la saisissent avec force et l’arrachent si violemment que le corps manque de se déchirer sous la violence de cette extraction. Quant aux