ce bienfait et adresse-Lui tes louanges pour cela. » Mais Allah dit : ﴾ célèbre alors la gloire de ton Seigneur par Sa louange et implore Son pardon ﴿. Cela est comparable à cette parole du Très-Haut : ﴾ C’est Nous, en vérité, qui avons fait descendre sur toi le Coran progressivement. Sois donc patient face au décret de ton Seigneur. ﴿ [al-Insān : 23, 24].
On se serait attendu à ce qu’Il dise : « Remercie ton Seigneur pour cette révélation et acquitte-toi des devoirs qu’elle implique. » Mais Il dit : ﴾ Sois donc patient face au décret de ton Seigneur ﴿, annonçant ainsi qu’il subirait des torts en transmettant ce Coran et en le diffusant au sein de la communauté. Quant à Sa parole : ﴾ célèbre alors la gloire de ton Seigneur par Sa louange et implore Son pardon ﴿, la sagesse qu’elle renferme apparaît à la réflexion : lorsque viennent le secours d’Allah et la conquête, ton terme est désormais proche et il ne te reste plus qu’à célébrer la gloire de ton Seigneur par Sa louange et à implorer Son pardon.
﴾ Célèbre alors la gloire de ton Seigneur par Sa louange ﴿ signifie : proclame Sa gloire tout en Le louant. La glorification consiste à déclarer Allah — Très-Haut soit-Il — exempt de tout ce qui ne sied pas à Sa majesté. La louange consiste à faire Son éloge pour Sa perfection, avec amour et vénération. Réunis donc le fait de Le déclarer exempt de toute imperfection et celui de Le louer. ﴾ Et implore Son pardon ﴿ signifie : demande-Lui de te pardonner. Allah — Très-Haut soit-Il — lui ordonna ainsi deux choses :
La première : la glorification associée à la louange.
La seconde : l’imploration du pardon. Implorer le pardon, c’est demander à être pardonné. Le pardon consiste, pour Allah — Très-Haut soit-Il —, à couvrir les péchés de Son serviteur, à les effacer et à passer outre. C’est là tout ce que le serviteur peut désirer, car il commet beaucoup de péchés et a besoin du pardon ; si Allah ne l’enveloppe pas de Sa miséricorde, il est perdu. C’est pourquoi le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — a dit : « Nul d’entre vous n’entrera au Paradis grâce à ses œuvres. » Ils demandèrent : « Pas même toi, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Pas même moi, à moins qu’Allah ne m’enveloppe de Sa miséricorde. » (1)
En effet, si tu voulais mettre tes œuvres en balance avec un seul des bienfaits divins, les bienfaits les dépasseraient de toutes parts. Comment pourraient-elles donc constituer la contrepartie qui te vaudrait d’entrer au Paradis ? C’est pourquoi l’un de ceux qui connaissent Allah a dit en vers :