générale, ce qui affaiblit quelque peu cet avis.
Nous avons donc jusqu’ici deux avis :
Le premier : la répétition a valeur d’insistance.
Le deuxième : elle se rapporte au futur.
Troisième avis : ﴿ Je n’adore pas ce que vous adorez ﴾ signifie : je n’adore pas les idoles que vous adorez. ﴿ Et vous n’êtes pas adorateurs de Celui que j’adore ﴾ signifie : vous n’adorez pas Allah. Quant à ﴿ Et je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. Et vous n’êtes pas adorateurs de Celui que j’adore ﴾, cela se rapporte à l’adoration elle-même : mon adoration n’est pas semblable à la vôtre, et la vôtre n’est pas semblable à la mienne. Il s’agit donc de nier l’acte, non le complément d’objet ; autrement dit, ce qui est nié n’est pas l’être adoré, mais l’adoration elle-même. Le sens est donc : je n’adore pas comme vous adorez, et vous n’adorez pas comme j’adore, car mon adoration est exclusivement vouée à Allah, tandis que la vôtre est une adoration polythéiste.
Quatrième avis, choisi par Cheikh al-Islām Ibn Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde — (1) : Ses paroles ﴿ Je n’adore pas ce que vous adorez. Et vous n’êtes pas adorateurs de Celui que j’adore ﴾ concernent l’acte. Il rejoint ainsi le premier avis quant à cette proposition. Quant à ﴿ Et je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. Et vous n’êtes pas adorateurs de Celui que j’adore ﴾, cela concerne l’acceptation : je n’accepterai aucun autre culte que le mien, je n’accepterai pas le vôtre, et il en ira de même de votre part. La première proposition se rapporte donc à l’acte, et la seconde à l’acceptation et à l’agrément. Autrement dit, je ne l’adore pas et ne l’agrée pas davantage ; il en va de même pour vous : vous n’adorez pas Allah et n’acceptez pas davantage de Lui vouer un culte.
Lorsqu’on l’examine attentivement, cet avis n’est entaché d’aucune des failles précédemment évoquées. C’est donc un avis juste et pertinent. Nous en déduisons que le Noble Coran ne comporte absolument aucune répétition dépourvue d’utilité : tout ce qui y est répété l’est nécessairement pour une raison. Car si nous