et montrera clairement aux gens que cet homme n’est pas sincère, mais qu’il cherche à se faire entendre d’eux afin qu’ils le louent pour son adoration. De même, quiconque agit avec ostentation, Allah dévoilera son ostentation. Celui qui cherche à se faire voir ou à faire entendre ses œuvres sera donc démasqué par Allah, et sa véritable condition finira par apparaître tôt ou tard.
﴿ Et refusent de prêter les ustensiles ﴾, c’est-à-dire qu’ils refusent de prêter les objets qu’ils sont tenus de mettre à disposition, tels que les récipients. Quelqu’un vient par exemple leur emprunter un récipient et leur dit : « J’ai besoin d’un seau », « J’ai besoin d’un récipient pour boire » ou « J’ai besoin d’une lampe électrique », ou toute autre chose semblable, mais ils refusent. Cette conduite est elle aussi blâmable. Ce refus se divise en deux catégories :
La première est celle pour laquelle l’homme commet un péché.
La seconde est celle pour laquelle il ne commet pas de péché, mais se prive d’un bien.
Ainsi, l’homme commet un péché s’il refuse ce qu’il est tenu de mettre à disposition. En revanche, s’il refuse ce qu’il n’est pas tenu de fournir, il ne commet pas de péché, mais se prive d’un bien. En voici un exemple : un homme en situation de nécessité vient lui dire : « Donne-moi de l’eau à boire ; si je ne bois pas, je mourrai. » Il est alors obligatoire de mettre le récipient à sa disposition, et l’homme commet un péché s’il s’en abstient. Certains savants affirment même que, si cet homme venait à mourir, il devrait répondre de sa mort en versant le prix du sang, car il en aurait été la cause et avait l’obligation de lui fournir ce qu’il demandait.
Chacun doit donc examiner son propre état et se demander s’il présente ou non ces caractéristiques. S’il fait partie de ceux qui les présentent, en négligeant la prière, en s’en détournant par insouciance et en refusant aux autres le bien, qu’il se repente et revienne à Allah. Sinon, qu’il s’attende au malheur — qu’Allah nous en préserve. Mais s’il s’est gardé de tout cela, qu’il se réjouisse du bien. Le noble Coran n’a pas pour finalité que l’homme le récite afin d’adorer Allah — Très-Haut —