auprès d’Allah — ﴿ repousse brutalement l’orphelin ﴾, c’est-à-dire qu’il le chasse avec violence, car le terme employé désigne le fait de pousser violemment, comme Allah — Très-Haut — le dit : ﴿ le jour où ils seront violemment poussés vers le feu de l’Enfer ﴾ [At-Tūr : 13], c’est-à-dire poussés avec force. Ainsi, lorsque l’orphelin vient lui quémander quelque chose ou lui parler d’une affaire, il le méprise et le repousse durement, sans éprouver aucune compassion pour lui.
La seconde est qu’ils n’incitent pas à faire preuve de compassion envers autrui : ﴿ et qui n’incite pas à nourrir le pauvre ﴾. Le pauvre, démuni et ayant besoin de nourriture, cet homme n’incite personne à le nourrir, car son cœur est dur comme la pierre. Leurs cœurs sont semblables à des pierres, voire plus durs encore. Il n’éprouve donc de compassion ni pour les orphelins ni pour les pauvres : il a le cœur dur.
Puis Allah — exalté soit-Il — dit : ﴿ Malheur donc à ceux qui prient ﴾. Le terme « malheur » exprime ici une menace et revient fréquemment dans le Coran. Il signifie qu’une menace terrible pèse sur ceux-là : ﴿ tout en négligeant leur prière ﴾. Ces gens prient, avec les autres ou individuellement, mais ils ﴿ négligent leur prière ﴾, c’est-à-dire qu’ils s’en désintéressent et ne l’accomplissent pas comme il convient. Ils la retardent au-delà du temps préférable, n’en accomplissent correctement ni l’inclination, ni la prosternation, ni la station debout, ni la position assise, et ne récitent pas ce qu’il est obligatoire d’y réciter, qu’il s’agisse du Coran ou de formules d’évocation. Lorsqu’un tel homme entre en prière, il est inattentif et son cœur erre de droite à gauche : il néglige donc sa prière, ce qui est blâmable. Celui qui néglige la prière, s’en désintéresse et la traite avec insouciance est assurément blâmable.
Quant à celui qui commet un oubli au cours de sa prière, il n’est pas blâmé. La différence entre les deux est que l’oubli au cours de la prière signifie que la personne a oublié quelque chose : le nombre des unités de prière, l’une de ses obligations ou quelque chose de semblable. Il est ainsi arrivé au Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue, ainsi que sa famille — de commettre un oubli, alors qu’il était de tous les hommes celui qui se consacrait le plus pleinement à sa prière. Il a même dit — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue : « La joie de mes yeux a été placée dans la prière » (1). Malgré cela, il lui est arrivé d’y commettre un oubli, car l’oubli au cours d’une chose